L’invitation

Il y a parfois de jolie texte qui, comme par hasard, se trouve sur votre chemin un jour sans prévenir. Un texte qui touche, qui vous parle et qui pourrait être écrit par cette version de vous bien cachée à l’intérieur, qui ne se montre pas aux autres. Et alors, on le reçoit comme un cadeau.

J’ai eu la chance lors de cette dernière fin de semaine, non seulement d’apprendre encore et encore dans le cadre de ma formation en PNL et d’entendre ce texte de Oriah Moutain Dreamer, auteure canadienne.

En ce début d’année, j’ai simplement envie de vous en faire profiter, le moment me semble parfait.

 

Je ne veux pas savoir ce que je vais faire dans la vie. 
Je veux seulement connaître mes désirs, savoir si j’ai assez d’audace pour imaginer la réalisation de mes rêves les plus chers.

Je ne veux pas savoir quel âge j’ai. 
Je veux savoir si j’oserai me rendre ridicule au nom de l’amour, d’un rêve ou de l’aventure de la vie.

Je ne veux pas savoir quelles planètes m’influencent. 
Je veux savoir si j’ai touché le centre de ma propre douleur, si les trahisons de la vie m’ont permis de m’ouvrir, ou si la peur de souffrir encore me fait me refermer sur moi-même.

Je veux savoir si je peux regarder la souffrance en face, la mienne ou la vôtre, sans essayer de la cacher, de l’atténuer ou de la nier.

Je veux savoir si je peux laisser la joie m’habiter, la mienne ou la vôtre, si je peux danser de bonheur et me laisser remplir d’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils, sans faire appel à la prudence, au réalisme, sans appeler les limites de la condition humaine.

Je ne veux pas savoir si l’histoire que je raconte est vraie. 
Je veux savoir si je serai capable de décevoir une personne pour rester fidèle à moi-même; si je peux faire face à des accusations de trahison sans me trahir moi-même.

Je veux savoir si je peux être fidèle et ainsi digne de confiance.

Je veux savoir si je suis capable de saisir la beauté du quotidien, même quand tout n’est pas joli, et si je peux nourrir ma vie de sa présence.

Je veux savoir si je peux vivre malgré l’échec, le mien ou le vôtre, et tout de même me tenir sur le rivage du lac et crier aux reflets argentés de la pleine lune: «Oui!»

Je ne veux pas savoir où je vivrai, ni combien d’argent j’aurai. 
Je veux savoir si je peux me lever, après la nuit de la souffrance et de désespoir, malgré ma fatigue et ma douleur profonde, et faire ce qu’il faut pour nourrir les enfants.

Je ne veux pas savoir qui je connais, ni comment j’ai fait pour arriver ici. 
Je veux savoir si je resterai au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne veux pas savoir ce que j’ai étudié, ni où, ni avec qui. 
Je veux savoir ce qui me nourrit de l’intérieur, quand tout le reste s’évanouit.

Je veux savoir si je peux être seule avec moi-même et si j’aime vraiment la personne qui me tient compagnie dans mes moments de solitude.

Oriah Moutain Dreamer

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