L’avis des autres, en as-tu vraiment besoin?!

Dans la vie, les vraies décisions demandent de l’audace. Si vous voulez vivre de façon sincère, vous devez être prêt à prendre des risques au moment clé de l’existence. Ce qui s’accompagne toujours d’un sentiment de crainte, une sorte de peur existentielle puisque vous pénétrez dans un territoire inconnu, sans connaitre à l’avance les conséquences de vos choix. Mais vous avez conscience qu’il y en aura puisque si vous choisissez une autre direction, vous deviendrez alors quelqu’un d’autre.

Les autres, ceux qui encouragent nos actions, les critiquent, les jugent. Nous sommes tous l’autre de quelqu’un. Le plus difficile demeure de le comprendre, cet « autre ». Quelle est sa motivation derrière son commentaire, son aide ou ses conseils? Il veut parfois notre bien, mais il cherche souvent à se conforter dans ses choix, dans ses possibilités et dans sa façon de voir le monde.

Chaque fois que l’on fait un choix différent de celui de la masse, on heurte l’autre sans le vouloir. Cet autre porte plusieurs noms et entretient diverses relations _ de travail, d’amitié, d’amour, parfois teintées de haine et d’envie _ qui s’entrechoquent à notre contact. Les finances personnelles ne font pas exception: l’autre a même une opinion sur les nôtres, et son regard nous influence.

 

« Ce que les autres ont, ne t’enlève rien. »

 

Cette phrase peut paraître banale, mais elle met en relief quelque chose de beaucoup plus profond. Dans ce que l’on dit, ont devine souvent l’envie. L’envie ronge. On envie les autres d’avoir une autre vie, une autre réalité, une autre richesse.

Alors pourquoi ne pas tracer son propre chemin et se réjouir de leur parcours? Quand s’arrête-t-on pour se demander si c’est vraiment ce qu’on veut pour soi?

La liberté, c’est le pouvoir de changer de vie. La liberté, c’est aussi le pouvoir de ne pas s’emprisonner. Difficile de rester sain d’esprit dans un monde où la pression de consommer, de performer et de se dépasser vient de partout. On veut de l’excès, on ne s’impressionne plus de l’ordinaire.

Ce qui nous manque généralement est un autre « franc ». Quand on dit tout haut « je n’ai pas le choix », quelqu’un de franc pourrait nous contredire. Bien sûr qu’on a des choix à faire. La personne affirmant qu’elle n’a pas le choix cherche en fait un regard approbateur. Si elle le trouve facilement, elle est rassurée et maintient son mode de vie. Pour changer, il lui  faut un choc des idées.

 

Aspirer à être soi-même…

Pour trouver un équilibre dans le regard des autres, la clé consiste peut-être à fréquenter des personnes de milieux différents. À force de vivre dans son cocon relationnel, on devient comme un compte Facebook: notre algorithme de réflexion se limite à notre cercle fermé de personnes qui mangent, consomment et vivent de la même façon de que nous.

 

Les autres par définition, ne sont pas nous. Ils ne vivront pas avec les conséquences de nos choix. C’est parce que nous sommes heureux de faire ce que nous faisons que nous pouvons réussir. L’histoire de Cézanne est un bon exemple! Saviez -vous que, Cézanne, le fondateur de l’art moderne, n’aurait probablement jamais existé s’il avait refusé de s’écouter ? Il ambitionnait de peindre des tableaux à la manière  de Poussin, l’un des grands maîtres classiques du XVIIe siècle. Il n’y est pas parvenu. Il aurait pu ranger ses pinceaux et faire autre chose de sa vie, il a préféré être fidèle à ce qui l’appelait et qu’il pouvait réussir.

Refusé chaque année au Salon où les peintres exposaient leur travail, il a persévéré. Émile Zola, son ami d’enfance, lui reprochait de ne pas soigner l’expression de ses personnages et il l’a abandonné avec dureté. Les critiques d’art de comprenaient pas son obsession à travailler les volumes plus que les détails. Cézanne a heureusement persisté dans la voie qui était sienne. Non pas dans l’objectif de révolutionner l’art, mais en faisant confiance à sa main tenant le pinceau. En se laissant appeler par son intuition. Cézanne n’est pas devenu lui-même en étudiant le fond de son âme, mais en s’oubliant. Mais en suivant son chemin. En faisant du mieux qu’il pouvait. En recommençant encore et encore. En regardant la montagne Sainte-Victoire, quelques pommes sur un buffet, sa femme assise sur un tabouret. Toujours insatisfait et animé d’un désir toujours plus ample et profond de s’écouter.

Des histoires comme celle de Cézanne, ou encore l’histoire de Florence Jenkins, la cantatrice qui ne savait pas chanter (Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait! sont de vraies sources d’inspiration pour moi, quand vient le temps de faire un choix, son propre choix.

 

Alors, dites-moi, écoutez les autres, en avez-vous vraiment besoin?

 

 

Article inspiré par la lecture de En as-tu vraiment besoin de Pierre-Yves Mc Sween, Foutez-vous la paix, de Fabrice Midal et du magazine Flow.

 

 

 

 

 

 

 

Envie de t'exprimer?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s