Comme un fil à la patte…

Lorsqu’un dompteur dompte un éléphanteau, il lui accroche une corde à la patte rattaché à un piquet dans le sol. Plus ou moins long, ce fil délimite sa zone de jeu. Durant les premiers jours, l’éléphanteau essaiera de se dégager de ce fil encombrant jusqu’à finalement s’épuiser et accepter ce lien.

L’éléphanteau vient de comprendre que s’échapper est impossible. Le dompteur retirera le fil et l’éléphant devenu adulte, fort de ses 5 tonnes ne cherchera jamais à s’enfuir…pensant avoir encore un fil à la patte.

Il en est ainsi nos croyances, le fil à notre patte.

Les croyances agissent comme des balises, comme des points de repères qui donnent du sens à ce que nous voyons, entendons et ressentons. Et nous les validons inconsciemment à travers notre discours et nos attitudes. Nous évaluons les expériences de la vie d’après nos croyances: une personne aura un bon ou un mauvais comportement, une choses sera bonne ou mauvaise. Celles-ci nous permettent d’attribuer une « vérité » à ce que nous vivons. Sans croyance, nous serions perdus et désorientés. Elles nous permettent de répondre à nos incertitudes qu’elles soient quotidiennes ou existentielles.

Une croyance est une affirmation personnelle que l’on pense vraie.

Elles peuvent concerner une multitude de domaines _ elles sont partout dans notre vie!

Il y a des croyances sur les causes. Elles relient donc une cause et son effet sans que le résultat ne repose sur un constat factuel. Dans notre esprit, nous avons relié deux éléments entre eux subjectivement. C’est une façon de donner du sens aux évènements et aux comportements. Voici quelques exemples:

  • Je n’arrive pas à faire cette recette parce que je suis nulle en cuisine
  • J’ai mauvais caractère parce que je suis Irlandais!
  • Je ne passe pas sous une échelle parce que ça porte malheur!

 

Il y a les croyances sur le sens: l’être humain ne peut pas ne pas donner du sens à ce qu’il vit. Le jugement de valeur, les interprétations faites à partir d’une situation donnent ainsi un certain sens à nos expériences de vie.

  • Les gens devraient tenir leurs promesses
  • J’ai besoin d’un partenaire pour être heureux
  • J’ai toujours raison

 

Ou encore les croyances sur nos limites! Ces croyances portent sur ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas. Sur ce que nous pouvons être, faire ou avoir, ou pas. Elles constituent le cadre dans lequel certains comportements, certaines pensées, certaines convictions et capacités sont possibles et d’autres impossible. Quelques exemples:

  • Je suis quelqu’un d’honnête
  • Je suis nulle en math
  • Je n’ai jamais de chance!

 

Bien sûr, nous faisons TOUT pour être cohérent avec nos croyances, autrement dit pour agir en cohérence avec ce que nous pensons vrai ou juste. Ainsi, si je pense « qu »il est important d’être persévérant pour réaliser les projets qui nous tiennent à cœur », je n’abandonnerai pas un projet important à mes yeux à la première critique ou à la première difficulté rencontrée et j’insisterai également les gens autour de moi à persévérer dans la réalisation de leurs rêves.

 

Nos croyances à propos de nous et de ce qui est possible dans le monde où nous vivons ont un grand impact sur notre efficacité quotidienne. Nous possédons toutes les croyances qui nous servent de ressources et des croyances qui nous limitent.

Dans une étude, 100 survivants au cancer ont été interrogés sur ce qu’ils avaient fait pour réussi. Les interviews ont démontré qu’aucune méthode thérapeutique n’étaient supérieure à une autre. Certains avaient suivi le traitement habituel de chimiothérapie, d’autres avaient suivi une approche nutritionnelle, d’autre une voie spirituelle, d’autres encore s’étaient concentrés sur une approche psychologique. Et certains n’avaient rien fait du tout. La seule caractéristique commune à tout le groupe était qu’ils croyaient tous que la méthode suivie était la bonne.

Un autre bon exemple du pouvoir des croyances à nous limiter ou nous renforcer est celui du « mile en moins de quatre minutes ». Avant le 6 mai 1954, on croyait que quatre minutes étaient une barrière infranchissable et que l’homme ne pourrait pas courir le mile plus vite. Durant les neufs années précédant la date historique où Roger Bannister franchit cette limite, aucun coureur ne s’en était même approché. Moins de six semaines après l’exploit de Bannister, l’Australien John Lundy battait le nouveau record d’une seconde. Durant les neufs années suivantes, plus de 200 personnes ont brisé ce qui avait semblé être une barrière infranchissable.

Ces exemples montrent certainement que nos croyances façonnent, affectent ou même déterminent notre degré d’intelligence, de santé, de relation, de créativité et même notre niveau de bonheur et de succès personnel. Mais si vraiment nos croyances sont une force tellement puissante dans notre vie, comment pourrions-nous en prendre le contrôle, de telle manière qu’elles ne nous contrôlent plus?

 

La plupart de nos croyances ont été enregistré dès l’enfance par nos parents, nos professeurs, par notre éducation, l’école, les médias, bien avant que nous en soyons conscient ou capable d’exprimer un choix à leur égard. Est-il possible de restructurer, désapprendre ou modifier de vieilles croyances limitantes et de s’imprégner de nouvelles, qui peuvent accroître notre potentiel au-delà de ce que nous imaginons actuellement? Si ceci est possible comment y parvenir?

D’abord, les repérer….

Il y a des indices au début des phrases qui sont de bons indices pour les démasquer, on pourrait les qualifier de détecteurs de croyances:

  • Il faut / Il ne faut pas
  • Je dois / Je ne dois pas
  • Je peux / Je ne peux pas
  • Je suis / Je ne suis pas
  • Ce n’est pas…
  • Les … ne sont pas dignes de confiance
  • Logiquement, ce n’est pas vrai, mais…
  • Ça peut sembler ridicule, mais …
  • Ceci ne fait aucun sens, mais …
  • Cela signifie que…
  • Cela veut dire…
  • C’est très important de …
  • Si … cela veut dire que …
  • Personne ne …
  • Ça ne se fait pas …

 

Parce que les croyances font appellent à nos valeurs, elles sont profondément importantes à nos yeux. C’est donc un critère qui nous permet d’évaluer une situation ou une personne et nous sert à prendre des décisions. Ce sont des leviers de motivation, d’adhésion et de changement déterminants.

 

À la base de toute résistance, réside une une croyance limitante de base sur:

  • notre capacité: je crois que l’objectif est réalisable mais je ne possède pas les capacités pour l’atteindre.
  • notre espoir d’y arriver: je crois que l’objectif est tout simplement non atteignable
  • notre valeur: je ne mérite pas d’atteindre cet objectif en raison de quelque chose que j’ai fait ou non dans le passé.

Malgré toute la motivation, l’énergie, la conviction voir même la passion que vous mettrez sur la réalisation d’un rêve ou d’un projet, si petit soit-il ; si on fond de vous vous croyez que vous n’y arriverez pas… Vous aurez raison.

Une fois détecté, il ne vous reste plus qu’à la « titiller ». Un jeu très simple que j’applique souvent sur moi-même pour déloger certaines croyances particulièrement « collantes ». Lorsque j’arrive à en prendre « une » sur le fait (grâce aux détecteurs ci-dessus), je me pose deux petites questions simples:

  • Qui a dit ça?
  • Est-ce que c’est vrai?

 

Vouloir convaincre quelqu’un qu’il a tort, c’est comme ajouter du bois à un feu pour essayer de l’éteindre (proverbe chinois) – car ce à quoi l’on résiste, persiste! Par contre rien empêche de les chatouiller un peu par ces deux questions plus puissantes qu’elles n’y paraissent!

 

Méfiez-vous de vos croyances…

 

 

 

 

 

 

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