Ce à quoi tu résistes, persiste!

Rien n’est plus frustrant que ces moments où vos amis, votre famille, vos collègues, vous poussent dans le dos et tentent de vous persuader d’agir. Leur exposition des faits, en terme de « devrais », renforce les pensées injurieuses qui se répercutent déjà votre esprit.

Pourquoi leur approche insistante est-elle vouée à l’échec ?

Une loi élémentaire de physique nous enseigne que chaque action entraine une réaction. Chaque fois que vous vous sentez brusqué, par la main ou la volonté de quelqu’un, vous allez naturellement vous tendre et résister pour maintenir votre équilibre. Vous allez essayer de vos contrôler et de préserver votre dignité en refusant de faire ce qu’on vous dit. Le paradoxe, c’est que vous en arrivez souvent à vous faire du tort.

La confusion peut devenir très grande quand quelqu’un insiste désagréablement pour que vous fassiez quelque chose qui, réellement, vous avantagerait. Cela vous accule à une impasse car si vous refusez de faire ce que l’on vous dit, vous vous nuisez juste pour le (la) vexer. Par ailleurs, si vous faites ce que l’on vous vous a dit, vous sentez que vous avez été possédé. Comme vous avez cédé à ces demandes insistantes, vous avez le sentiment que cet individu vous a abusé et cela vous enlève votre amour-propre. Personne n’aime être forcé à agir.

Il peut être malheureusement très difficile pour la nature humaine d’agir sous contrainte.

Alors, on fait quoi?!

 

Lorsque la personne qui RÉSISTE, c’est nous…

« Si une personne affirme que vous êtes un cheval, elle est cinglée. S’il y a en a trois qui le prétendent, il y a conspiration. Si dix personnes vous disent que vous êtes un cheval, il est temps d’acheter une selle. »

Ce que l’on doit retenir de cette blague, c’est que si plusieurs personnes vous disent la même chose, il y a probablement là un élément de vérité dont vous devriez tenir compte. Pourquoi vous obstiner? Vous pouvez croire que vous avez raison, mais vous devez vous poser les questions : « Est-ce que je préfère avoir raison, ou être heureux ? Est-ce que je préfère avoir raison, ou être en paix ? »

 

Lorsque la personne qui PERSISTE, c’est nous !

Quel rôle infernal ! Rappelez-vous : on ne peut pas changer quelqu’un qui n’en n’a pas envie. Alors, insister pour que votre conjoint arrête de fumer, que votre fille arrête de dépenser son argent dans des choses futiles, que votre amie ne sorte plus avec le gars croisé dans les bars… ne sert strictement à rien.

La technique désarmante ?

Encouragez-la ! Allez dans le sens de la personne, reconnaissez le courage de celle-ci de ne pas céder aux reproches des autres et de continuer, seule, envers et contre tous. Vous allez la repousser dans ses retranchements, ce qui lui permettra de tester la pertinence de son choix. De plus, l’idée de vous défier pourrait lui plaire encore plus que l’envie de respecter sa décision… et surtout, vous lui redonnez le pouvoir, elle sait très bien ce qui est mieux pour elle. N’oubliez pas, préférez la paix!

 

 

L’histoire de la Tortue de mer du Why cafe de John Strelecky reflète combien nous gaspillons parfois de l’énergie à nager à contres courants…

« (…) Un jour où j’étais en voyage dans les mers du sud, je faisais de la plongée sous-marine. Le paysage était sublime. J’aperçus une tortue verte de mer qui nageait près de moi. Étant compétitif à mes heures, je décide de faire la course avec elle. J’observe ses mouvements et ils sont très lents, parfois même elle ne fait aucun geste de nage. ! La victoire est dans la poche me dis-je…

Mais voilà qu’après à peine quelques minutes, je constate qu’elle m’a déjà distancé. Redoublant d’ardeur, j’accélère ma nage en agitant mes bras et mes jambes de plus en plus fort. Après quelques minutes, je relève la tête, à bout de souffle, convaincu d’avoir rattrapé mon retard. Je constatai avec stupéfaction que l’écart avait encore augmenté.  Aucun doute, je traînais de la patte et je n’allais pas gagner cette course.

M’avouant vaincu, je décide d’observer un peu plus en détail la façon dont elle nage. À prime abord, rien de particulier. Les mêmes mouvements lents et à l’occasion, aucun mouvement. Soudain, je remarque quelque chose: les mouvements de la mer. La mer a des mouvements d’ondulation. Pour simplifier, disons simplement que parfois ils vont vers l’avant, parfois ils vont vers l’arrière.

La tortue verte de mer connaît ce mouvement par cœur, c’est évident. Lorsque la mer pousse dans une direction favorable à l’endroit où elle veut aller, elle nage et sa vitesse est décuplée puisqu’elle profite du mouvement de la mer pour aller plus vite. À l’opposé, lorsque l’ondulation pousse dans l’autre direction, la tortue cesse de nager, sachant très bien que ce ne serait qu’énergie gaspillée. Elle en profite pour se reposer et se prépare à la prochaine vague positive. »

Et la morale de l’histoire : tôt ou tard, si on ne change rien, on deviendra tout aussi épuisé que celui qui essaie de nager plus vite qu’une tortue en dépensant toute son énergie au mauvais moment.

 

Et vous, à quoi résistez-vous?

 

 

 

 

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