Tu vois toujours les jolies choses toi!

C’est ce qu’une collègue de travail m’a dit hier, dans la voiture au petit matin, en direction du travail. Le ciel était chargé de nuages gris, la pluie tombait depuis 3 jours, petit moral pour un mois d’août… Et c’est là que je lui ai fait remarqué qu’un arc-en-ciel se dessinait au-dessus de Montréal.

Oui, je vois les arc-en-ciel dans les ciels gris moi. Parce que je me suis entraînée, j’ai « travaillé » pour apprendre à voir les jolies choses. Et aujourd’hui, sans effort, je vois l’EXTRA dans l’ordinaire.

Samedi matin je suis tombée sur un article sur les préjugés quant aux gens optimistes _ synchronicité! La journaliste se questionnait : « Pouvons-nous subitement choisir d’être optimiste ou bien naissons-nous avec un capital de départ? »

Les chercheurs en psychologie positive apportent une réponse rassurante à cette interrogation. Notre capacité à être heureux repose à 50% sur nos gènes. 10% sont liés aux éléments objectifs et tangibles de notre environnement (notre niveau de richesse, notre travail). Les 40% restants dépendent entièrement de nous et de notre façon d’appréhender les choses. En d’autres termes, oui, nous pouvons décider d’être optimiste.

Ce sont ces 40% que j’exploite totalement, passionnément, éperdument! Sans attendre, comme la plupart des gens, d’être heureuse « quand je pourrai enfin me payer une vie à la hauteur de ce que j’ambitionne ». Beaucoup considère que s’ils gagnaient 20% de plus, ils seraient vraiment heureux. Sentiment largement partagé… mais erroné. En effet, notre bonheur n’étant que très peu lié au matériel (10%), être propriétaire d’une belle maison ou percevoir un salaire mirobolant ne peuvent nous combler entièrement.

Notre bonheur tient davantage à nous-mêmes, à ce qui nous anime et à la façon dont nous le mettons en œuvre au quotidien. C’est ce que les chercheurs en psychologie américaine, Edward L. Deci et Richard Ryan appellent les motivations intrinsèques: des relations humaines denses, des valeurs et des convictions, ou encore un engagement au niveau professionnel ou dans une passion, par exemple. Il s’agit là d’aspects de nos vies qui sont satisfaisants en eux-mêmes et qui peuvent nous apporter un bonheur sans fin programmée.

À l’inverse, rechercher à tout prix des motivations extrinsèques _ argent, renommée, statut social _ n’est pas fiable car elles sont par essence inextinguibles. Autrement dit, vous avez besoin des autres pour l’acquérir et donc vous n’avez pas le pouvoir.

Moi, j’ai décidé de prendre le contrôle sur mon bonheur, je ne laisse pas le pouvoir aux autres de décider pour moi si ma vie vaut le coup d’être vécu, combien il me faudrait sur mon compte en banque pour être heureuse ou encore à qui je dois plaire pour être bien.

Loin d’évoluer dans un monde parfait, hors de la réalité et sans épreuves (loin loin de là!), je prends mon parti des difficultés et tente de les affronter avec combativité et résilience. Je poursuis mes projets en prenant l’optimisme de but combiné au pessimisme de chemin, ce qui donne: je vais y arriver mais en surmontant des obstacles.

Être optimiste, ce n’est pas avoir un talent de plus que les autres, mais c’est sans aucun doute avoir une vie plus agréable.

 

Alors, prêt à prendre la totale responsabilité de vos 40%?

 

 

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