Vivre dans la jungle ou la survoler?

Il y a ce que l’on croit, ce que l’on perçoit, ce que l’on pense; et il y a ce qui est, la réalité, neutre et vierge de toute interprétation. Pour comprendre la différence entre ces deux univers distincts, imaginez la différence qui existe entre vivre dans la jungle et la survoler en avion.

La personne qui vit dans la jungle a l’impression de pouvoir faire des choix, mais en réalité, ces choix sont plutôt déterminés par les vignes grimpantes et les créatures féroces qui vivent dans les fourrés denses. À ce niveau, on a le choix entre le lion et le tigre. Ce n’est pas vraiment un choix! Que l’on fuie une chose ou une autre, quelle différence cela fait-il?

Car la vie dans la jungle se répète constamment : attaque, retraite; attaque, retraite. Oui vous demeurez occupé, mais vous en avez assez de n’arriver nulle part.Le libre arbitre sait comment vous élever au-dessus de tout ce qui vous agresse.

 

Il existe une méthode, infaillible pour survoler plus souvent la jungle depuis l’avion qui la survole plutôt que jouer les Indiana Jones du quotidien.

Voici la méthode de Byron Katie, un processus en quatre questions qui nous permet de décortiquer notre système de pensée pour rapidement s’en départir.

 

D’abord, mettez par écrit la pensée négative qui vous hante, que vous remâchez sans fin, votre problème quoi! Puis, passez aux questions :

 

 

  1. Est-ce que c’est vrai ?

La réalité, pour moi, est ce qui est vrai. La vérité, c’est tout ce qui est devant vous, tout ce qui est vraiment en train d’arriver. Que vous aimiez cela ou pas. Dans la réalité, il n’y a rien de tel que « devrait » ou « ne devrait pas ». Ce ne sont que des pensées que nous plaquons sur la réalité. Sans les « devrait » ou « ne devrait pas » nous pouvons voir la réalité telle qu’elle est, et cela nous laisse libres d’agir efficacement, clairement et raisonnablement.

 

  1. Pouvez-vous être absolument certain que ce soit vrai ?

Si la réponse à la question 1 est oui, demandez-vous, « Puis-je absolument savoir que c’est vrai  » Dans de nombreux cas, l’affirmation semble vraie. Bien sûr qu’elle le semble. Vos concepts sont basés sur une vie entière de croyances non remises en question. En ce qui concerne la réalité, il n’y a pas de « ce qui devrait être ». Il y a seulement « ce qui est », tel que c’est, juste maintenant. La vérité précède toute histoire. Et toute histoire, avant d’être remise en question, nous empêche de voir ce qui est vrai.

 

  1. Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?

Avec cette question, nous commençons à remarquer la relation intérieure de cause à effet. Vous pouvez voir que lorsque vous croyez cette pensée, il y a une sensation de mal-être, une perturbation, qui peut aller de la gêne modérée à la peur ou à la panique.

Une fois que vous y répondez pour vous-même, une fois que vous voyez la relation de cause à effet d’une pensée, toute votre souffrance commence à se dénouer.

 

  1. Qui seriez-vous sans la pensée ?

Cette question est très puissante. Qui ou que seriez-vous sans la pensée ? Comment seriez-vous sans la pensée ?

Imaginez-vous en présence de la personne au sujet de laquelle vous avez écrit, alors qu’elle fait ce que vous pensez qu’elle ne devrait pas faire. Maintenant, pendant une à deux minutes, fermez les yeux, et imaginez qui vous seriez si vous n’étiez même plus capable d’avoir cette pensée. Comment votre vie serait-elle différente dans la même situation sans la pensée ? Gardez les yeux fermés et regardez-la sans votre histoire. Que voyez-vous ? Que ressentez-vous à son sujet, sans l’histoire? Que préférez-vous, avec ou sans votre histoire ? Qu’est-ce qui semble plus bienveillant ? Qu’est-ce qui est le plus paisible ?

 

Pour de nombreuses personnes, la vie sans leur histoire est littéralement inimaginable. Ils n’ont pas de référence pour cela. Ainsi « Je ne sais pas » est une réponse fréquente à cette question. D’autres personnes répondent en disant « je serais libre », « je serais en paix », « je serais une personne plus aimante. » Vous pourriez aussi dire : « je serais suffisamment claire pour comprendre la situation et agir d’une façon adaptée et intelligente. » Sans nos histoires, nous sommes capables non seulement d’agir clairement et sans peur, mais aussi d’être un ami, celui qui écoute. Nous sommes des gens vivant une vie heureuse. Nous sommes appréciation et gratitude qui sont devenues aussi naturelles que la respiration elle-même. Le bonheur est l’état naturel pour quelqu’un qui sait qu’il n’y a rien à savoir et que nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin, dès à présent, là où nous nous trouvons.

 

 

Retourner la pensée.

Pour faire les retournements, cherchez les opposés de l’affirmation originale de votre feuille de travail. Souvent une affirmation peut être retournée vers vous-même, vers l’autre et vers l’opposé. Dans un premier temps, écrivez-la comme s’il s’agissait de vous. Là où il y avait le nom de quelqu’un d’autre, écrivez le vôtre. A la place de « Il » ou « Elle » mettez « Je ». Par exemple « Paul ne m’écoute pas au sujet de sa santé. » se retourne en « Je ne m’écoute pas au sujet de ma santé. » Trouvez au moins trois exemples, précis, authentiques, sur la façon dont ce retournement est aussi vrai voir plus vrai que votre affirmation initiale. Puis continuez avec « Je n’écoute pas Paul au sujet de sa santé ». Une autre façon possible est le retournement à 180°, à l’extrême opposé « Paul m’écoute au sujet de sa santé. » Et n’oubliez pas, pour chaque retournement, trouvez au moins trois exemples précis, authentiques, où cela est vrai pour vous dans cette situation. Il ne s’agit pas de vous blâmer ou de vous sentir coupable. Il s’agit de découvrir des alternatives qui puissent vous apporter la paix. Toutes les affirmations n’ont pas trois retournements et certaines en ont plus de trois. Certains retournements n’auront aucun sens pour vous. N’insistez pas.

 

Les retournements sont une partie très puissante du Travail. Tant que vous pensez que la cause de votre problème est extérieure – tant que vous croyez que quelqu’un ou quelque chose d’autre est responsable de votre souffrance – la situation est sans espoir. Cela veut dire que vous êtes à jamais dans le rôle de la victime, que vous souffrez au paradis. Donc ramenez la vérité en vous-même et commencez à vous libérer. Il n’est alors plus nécessaire d’attendre que les gens ou les situations changent pour vous permettre de vivre en paix et en harmonie.

 

Avec ce retournement il s’agit d’accueillir les choses, telles qu’elles sont. Dire – et vouloir dire – « Je suis disposé à… » permet une ouverture d’esprit, de la créativité et de la souplesse. Toute résistance au monde que vous pouvez avoir est atténuée, et cela vous permet de vous ouvrir à la situation de votre vie plutôt que de désespérément tenter par votre volonté de l’éradiquer ou de la tenir à distance.

 

 

« Lorsque vous contestez la réalité, vous perdez – mais seulement à cent pour cent »

Byron Katie

 

Sources:

  • Les clés pour lâcher prise, Guy Finley
  • Podcast Change ma vie
  • Byron Katie, le Travail

 

 

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