Les anges voyagent toujours incognito

La librairie parisienne Shakespeare and Company est magnifique. Petite et étroite, pleine d’escaliers qui grincent et de recoins où aimaient lire et écrire des auteurs tels qu’Allen Ginsberg ou Anaïs Nin. Aujourd’hui encore, il s’agit d’un lieu de ralliment pour les écrivains voyageurs, qui travaillent dans les boutique en journée et dorment entre les rayons la nuit. Les propriétaires les surnomment les tumbleweeds, comme ces boules d’herbes sèches poussée par le vent, dans le désert. La devise de la librairie? On la trouve au-dessus de la porte : « Be not inhospitable to strangers, lest they be angels in disguise » (ne soyons pas inhospitaliers envers les étrangers, de peur que ce soient des anges déguisés).

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Oser se jeter à l’eau

Il est plus simple de rester distant et réfractaire aux nouvelles rencontres. C’est un mécanisme de défense qui nous protège des inconnus, qui protège notre peur de l’autre et fait tout pour nous donner raison.

Mais ne pas croire en la bonté des inconnus, ce n’est pas une façon de vivre. À un moment où un autre, il faut se jeter à l’eau.

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« J’aime bien venir prendre mon café le matin ici, comme ça, j’ai pas à faire la vaisselle! » Denise, 88 ans, jeudi matin, 8h03, Paris St Germain

 

 

Croire en la bienveillance des autres

On peut commencer très simplement, en changeant légèrement sa routine : marcher dans la rue en levant les yeux plutôt qu’en regardant ses pieds, dire bonjour au serveur au lieu de garder le nez collé sur son téléphone, engager la conversation avec un nouveau collègue. Au Québec, où que l’on entre, boutique, restaurant ou café, la personne derrière le comptoir nous demandera toujours comment ça va? Et ça fait toute la différence.

S’ouvrir aux inconnus comporte sa part de risque : ça ne marche pas à tous les coups. Pourtant, il faut continuer à croire en la bonté des gens, d’avoir confiance en la vie. Mieux vaut se dire que cette personne à côté de moi dans la file d’attente est sympathique, drôle, obligeante _ un peu comme ces anges qui voyagent toujours incognito que défend une certaine librairie parisienne…

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« Un espresso et un croissant, 3.10! » le serveur lance la commande de Lucille, mardi matin, 8h20, Paris St Germain

 

 

Sources :

Article du Flow, Sans se connaître…

Les anges voyagent toujours incognito, Laurent Gounelle

Expérience parisienne, Marina

 

 

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