Le SI qui nous pourrit la vie!

 

Le déclic c’est ce fameux « si » qui annonce les « si je ne suis pas trop fatiguée » ou « si je peux rentrer plus tôt ce soir » ou « si j’arrive à décaler ce rendez-vous… » etc. Un truc tout bête que ce « si ». Juste deux petites lettres, une jolie petite note de gamme, alors pourquoi s’en méfier?

… un harnais, une camisole, un empêcheur de tourner en rond ! Une conjonction, un aléatoire conditionnel, un grain de sable qui fout en l’air tous nos espoirs et met en vrac nos charmantes prévisions. Parce que, bien évidemment, entre-temps, on rentre épuisé de notre journée, de cette heure passée dans les embouteillages ou encore de ce rendez-vous ennuyeux qu’on n’a finalement pas réussi à déplacer et qui nous a bloqué la fin de journée….

 

Éteindre les feux qui couvent

Au fond de vous, vous savez s’il vous reste des questions vitales à régler : une blessure ou une menace négligée, une très belle occasion manquée. Ces alertes sont réelles et vous devez les écouter.

Par exemple, ces factures impayées, un passeport proche de sa date d’expiration, une carte d’assurance à renouveler, des subventions à réclamer, un rendez-vous chez le dentiste à programmer… Ce genre de « feu » peut consumer votre énergie, gruger votre sommeil et parfois vous rendre la vie impossible.

Face à une urgence, la plupart des gens réagissent immédiatement. Mais s’il s’agit d’un sujet important-pas-urgent (une question ou un objectif qu’ils peuvent remettre à plus tard), ils ont tendance à laisser le feu couver, alors qu’en définitive ce sera plus coûteux. Vous savez très bien que le feu est là, vous le sentez jusque dans vos entrailles. Et, au final, ses conséquences finissent toujours par vous rattraper.

 

Comment?

Ouvrez-vous à une intuition, à une sensation reléguée au second plan mais qui doit absolument être traitée. Songez à votre santé, à vos finances, à vos relations, à votre bien-être. Notez toute réticence à affronter des besoins importants non satisfaits _ il est normal d’éprouver de la culpabilité ou de l’anxiété _ et essayez de l’évacuer.

Posez-vous les questions suivantes : qu’est-ce qui vous empêche de vous occuper de sujets importants-mais-pas-urgents dans une journée type? Quels sont les éléments que vous contournez ou gérez chaque jour sans jamais les régler une fois pour toutes? Qu’est-ce que vous remettez sans cesse à plus tard? Qu’est-ce que vous espérez en vain voir s’améliorer?

Et remplacez ce SI par QUAND.

Pensez à certaines conséquences positives dont vous-même et les autres bénéficierez QUAND vous vous attaquez à cette question. Aidez-les à s’imprimer dans votre esprit : vos journées seront plus agréables, vous dormirez mieux, vous vous sentirez plus léger.

Pensez également aux conséquences négatives à court et à long terme pour vous-même et pour votre entourage su ce feu continue à couver. Ne vous voilez pas la face _ soyez prêt à éprouver de la culpabilité des regrets ou de la honte pour pouvoir regarder ce coût en face _ une démarche ö combien difficile mais honorable.

Sentez les bienfaits et sentez le coût, puis faites un choix : allez-vous éteindre ce feu? Ou attendre un jour de plus?

 

La prévoyance de l’écureuil

Une solution toute simple : amasser un stock de noisettes en amont pour bien passer l’hiver. Ainsi ce petit rongeur peut se dire bravement : « Ça, c’est fait! ». Autrement dit, si ce qui est fait n’est plus  à faire, alors commençons de suite par ce qui nous tient à cœur!

 

 

Sources :

Le pouvoir des petits riens, Rick Hanson

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