Mon plumage d’éclipse

Comme les saisons, nous changeons. Cette transformation jamais très confortable sur le moment, nous semble parfois longue et pénible. Et l’angoisse d’y laisser une partie de soi, rend la chose plus difficile encore. Si le canard y perd des plumes, le serpent sa peau et l’arbre ses feuilles ; nous devrions nous aussi apprendre à accepter cette transition…

 

Faire comme les canards…

Certains oiseaux changent de plumage au printemps : c’est le cas des canards, qui doivent alors respecter cette période de fragilité, pendant laquelle ils sont cloués au sol ou sur l’eau : ils ne peuvent plus voler. On appelle ça le plumage d’éclipse, « une jolie expression, où l’oiseau se met un peu entre parenthèses, attendant que certaines plumes essentielles qui sont tombées repoussent ».

La plupart du temps nous ne prenons pas suffisamment de temps pour ces mues, ces périodes de transition que nous traversons au cours de notre vie. L’être humain ne prend pas le temps de la mue, de la mutation. Lors de la prise d’un nouveau poste par exemple, après un déménagement ou encore l’arrivée d’un enfant. Beaucoup de dépressions sont dues au fait que nous ne nous accordons pas le temps de régler certaines choses, au fur et à mesure… Nous avons souvent le désir de savoir-faire instantanément, de ne pas avoir le droit de douter ou de ne pas savoir, et encore moins de se permettre d’être triste, le temps de « digérer » la nouvelle.

Les canards en plumage d’éclipse, plus fragiles, prennent davantage soin d’eux à ce moment-là de leur vie.

 

Suivre les saisons…

Nous avons tous une affinité particulière avec une saison plus qu’avec une autre. Pour certains, l’automne est une bénédiction tandis que pour d’autres elle est synonyme de tristesse et de chagrin. Le simple fait qu’une saison nous affecte prouve bien à quel point nous sommes liés à la nature. Cela se passe en nous, dans notre biologie et s’exprime dans tous les états de notre être. Nous suivons intérieurement le cycle des saisons et ce bien indépendamment de notre volonté.

Et si l’hiver est la saison du repos, de l’hibernation et du retour à soi; il est bien normal qu’à l’arrivée du printemps, notre envie de rangement, de grand ménage, de vider ce qui est en trop pour laisser place à du nouveau revienne nous habiter.

Tel le canard, nous avons mué tout l’hiver. Il est alors temps de déployer nos nouvelles ailes pour s’envoler vers l’été!

 

Mues nécessaires!

Dans la Grèce antique, le serpent était le symbole du fleuve Léthé et de l’oubli, car le serpent effectue une mue visible et spectaculaire. Quand il perd son ancienne peau, une peau neuve apparaît.

Durant la mue, le serpent est aveugle. Une fois la mue accomplie, le serpent doit se débarrasser de l’ancienne peau qui l’encombre.

De la même manière, durant notre sommeil, nous accomplissons un tri. Nos souvenirs de la veille se séparent en deux : ceux qu’il faut oublier ceux qu’il faut mémoriser. Paradoxalement, le phénomène d’oubli, donc l’abandon de l’ancienne peau, est nécessaire au bon fonctionnement de notre cerveau : si nous devions nous souvenir de tout ce qui nous arrive dans la journée, notre cerveau serait rapidement encombré, puis saturé. Il s’épuiserait à gérer une si grande masse d’informations, ce qui nous empêcherait de réfléchir ou de former de nouveaux souvenirs.

Quant aux rêves, leur fonction est de récupérer des morceaux de mémoire qui ont été évacués par erreur et que l’inconscient considère nécessaire de conserver malgré tout.

 

Ses cycles sont une bénédiction. Ils nous rappellent sans cesse que la vie continue, avec ou sans nous, tout en nous offrant l’opportunité de choisir d’avancer et de passer à autre chose nous aussi, si nous le souhaitons.

 

Sources :

  • Article 5 leçons de vie des oiseaux, Flow magazine n˚32
  • La boite de Pandore, Bernard Werber

LÂCHEEEEEEEEZ-PRISE

Pour commencer ce énième article sur ce sujet si populaire, j’ai décidé de débuter par tout ce sur quoi nous de devons pas lâcher-prise (ça fera changement, comme on dit icitte) :

  • Sur un mur d’escalade,
  • Lorsque l’on tient la main d’un enfant pour traverser la rue,
  • Rester fidèle à ses valeurs dans une situation délicate,
  • Maintenir son attention sur sa respiration lorsqu’on médite

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Il a fallu que je m’autorise à faire des choses inutiles

C’est sans doute le meilleur conseil que l’on m’ait donné. Le plus compliqué à suivre, aussi. Parce que la créativité ne peut s’exprimer sans plaisir, sans imagination, avec cette question en ritournelle : pourquoi faire cela si cela ne sert à rien?

À ce compte-là, on ne fait rien. Et d’ailleurs l’Art n’existerait pas si Picasso, Mozart et Victor Hugo étaient restés prostrés face à cette interrogation.

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Continuez à avancer!

De tous les facteurs qui mènent au bonheur et au succès _ l’origine sociale, l’intelligence, la personnalité, le caractère, le physique, la chance, etc. _ le plus important au fil du temps est souvent la persévérance. Tomber dix fois, se relever dix fois.

Si vous continuez à avancer, vous n’atteindrez peut-être pas votre but, mais, si vous abandonnez, vous ne l’atteindrez jamais.

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