Avoir de la chance, ça s’apprend

Préambule de la CHANCE!

 

Dans le film Match Point de Woody Allen, le narrateur explique que la chance joue un rôle dans notre réussite bien plus que nos connaissances.Match Point

« Celui qui a dit « la chance plutôt que le talent » connaissait bien la vie. On n’ose pas admettre combien la vie dépend de la chance. C’est terrifiant que tant de choses échappent à notre contrôle. A l’instant où la balle frappe le haut du filet, elle peut, soit passer de l’autre côté, soit retomber en arrière. Avec un peu de chance, elle passe et on gagne… ou, elle ne passe pas, et on perd. La balle reste en haut. »

 

Ce qui nous bloque pour faire appel à la chance, c’est l’enjeu sérieux et lourd que l’on fait peser sur elle. Tout à coup, elle se retrouve plombée, comme nous. Elle, légère comme une plume, facétieuse comme un lutin, amoureuse de la vie, elle se sauve pour éviter d’être emberlificotée dans notre piège à sérieux. De nature malicieuse, elle joue à cache-cache, se présente quand elle veut et attend notre regard d’émerveillement. Elle s’éloigne des grincheux et des coléreux. De notre côté, nous exigeons de la chance qu’elle embellisse notre vie, qu’elle nous réserve des surprises, qu’elle apparaisse subitement au coin de la rue, qu’elle accomplisse des miracles.

Mais que faisons-nous pour l’attirer? Croyez-vous sincèrement qu’elle arriverait à faire ces prodigues sans notre coopération ?

 

En charge de notre chance

Un spécialiste du bonheur, le psychiatre et psychothérapeute Christophe André, déclare dans son livre Et n’oubliez pas d’être heureux, que « (…) notre capacité au bonheur est due pour moitié aux automatismes liés à notre tempérament et à notre passé (…) et l’autre moitié dépend très clairement des efforts et attitudes que l’on met en place au fil des jours. 50% de notre capacité au bonheur dépend de nous ». C’est une bonne nouvelle. Comme le bonheur ; la chance, ça se décide ! Et cela dépend de nous pour 50% en développant notre aptitude à la chance à laquelle viennent se greffer 20% de bonus en dégommant nos croyances limitantes.

Au lieu d’attendre qu’elle se manifeste, amusons-nous à changer notre approche. Et si la chance était un être vivant ? Et si elle réclamait notre participation ? J’aime cette idée, à la manière de l’attention que demandes les idées, telles des fées comme les décrit Élizabeth Gilbert dans son livre Comme par magie.

 

De l’art de coopérer avec la chance

Car le secret, c’est que la chance a un besoin vital de notre coopération pour laisser son empreinte lumineuse sur la vie et pour nous enchanter. Avec elle, nous tissons une trame de vie vibrante et consistante. La chance, elle est comme ça. Elle lance l’appel d’une co-création amoureuse et joyeuse pour donner le meilleur d’elle-même et s’épanouir à son tour. Provoquer la chance serait une erreur, car elle est sur le terrain de l’amour, pas de la provocation. On ne provoque pas la chance comme on s’apprêterait à se battre en duel. On s’approche d’elle avec précaution, on l’appelle avec la voix du cœur, on la cajole, on s’ajuste à sa fréquence et on la remercie.

Puis on se lance en sa compagnie dans un jeu espiègle avec l’innocence d’un enfant, juste pour expérimenter : apprendre à oublier le « oui, mais… », le remplacer systématiquement par un « et si…? » positif pour enrichir au lieu d’appauvrir. Pour ajouter au lieu de retrancher. Pour ouvrir au lieu de fermer. Pour retrouver la pratique intensive des expressions : « Et si c’était vrai? », « Pourquoi pas? ».

Toutes ces questions savoureuses qui ont le goût d’un bonbon à la fraise croqué en cachette des rabat-joie du plaisir _ la chance en raffole ! Elle aime surprendre, autant qu’être surprise. S’ajuster à la chance, c’est monter en fréquence pour vibrer à l’unisson. Elle attend de nous un grain de folie, ce léger décalage qui fait basculer l’ordinaire dans l’extraordinaire. Notre émerveillement est sa friandise favorite. D’ailleurs, elle vibre et se met en route dès que notre regard brille de mille étoiles d’étonnement.

 

Mode d’emploi de la chance

Et si nous décidions de d’enchanter la vie ! Découvrons la chance dans nos rêves, nos visions et nos inspirations. En prise directe avec la vie, elle se glisse sous de multiples identités pour se rendre palpables dans notre existence. À nous de la repérer.

  1. Trouver le jingle de la chance

Trouver un air de musique que vous appréciez de danser ou d’écouter. Il sera le jingle de la chance. Un symbole musical qui fonctionne comme un réflexe conditionné positif : entendez ce jingle, et sachez que la chance est dans le coin!

 

  1. Remplir son carnet à merveilles

Indispensable pour commencer à embrasser la chance, vous pouvez opter pour le carnet qui vous plait le plus. Tout en lui vous réjouir, et éveille un pétillement d’enthousiasme dans votre corps et dans votre tête. Vous y consignerez toutes vos inspirations, vos intuitions, vos rêves, votre petite voix de sagesse, tous les petits morceaux de chance collectés çà et là.

 

3. Faites des vœux, à chaque occasion!

Donnez la direction à la chance, aidez-là à vous aider. En faisant des vœux à chaque arc-en-ciel observé dans le ciel, chaque petite pièce ramassée par terre, ou même chaque crotte de chien évitée sur le trottoir… peu importe, faites des vœux! C’est gratuit et ça permet beaucoup. Une mise en garde malgré tout : attention à ce que vous demandez, ça pourrait bien arriver 😊

 

 

Sources:

Comme par Magie, Elizabeth Gilbert

Avoir de la chance, ça s’apprend!, Christine Sarah Carstensen

 

Si vous mettez le bazar, rangez !

 

Règle numéro un : ce n’est pas si grave si vous mettez le bazar, ce qui compte c’est que vous rangiez.

C’est ce que l’on dit aux enfants, non? Et pourtant, nous autres adultes, nous avons un peu plus de mal à la faire. On est un peu… accros à nos problèmes. Accros à notre bazar.

 

De l’art d’être amoureux de nos problèmes

Brianna Wiest, journaliste et auteur d’ouvrage de développement personnel, décrit très bien cela. Elle explique que nous avons de stratégies d’adaptation. Être angoissé ou troublé peut être un mécanisme de défense. Nous avons le sentiment d’avoir beaucoup à perdre en étant vulnérables et en ouvrant notre cœur à ce qui fait mal, alors nous le cachons. Et ça nous coûte.

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Faites de l’ordinaire une occasion particulière

« Le principal ennemi de la créativité, c’est le bon sens »

Pablo Picasso

 

 

Inventer un monde où un acte banal du quotidien devient une occasion particulière. À la manière des enfants, la méthode pour y arriver est simple : donner des noms aux trucs.

Les jours où on a « rien » à manger devient un repas touski, où manger des saucisses avec du hummus et des chip’s trempés dans du fromage de chèvre en dessert est simplement bien meilleur appelé ainsi.

Les enfants font ça quotidiennement, nous les adultes sommes paralysés à la simple idée de survivre à notre journée à tel point que nous oublions de nous préparer un bon café sous prétexte que ce serait une perte de temps. Nous pensons qu’il y a des choses plus importantes à faire.

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Qui je suis fait toute la différence

« Je ne passerai ici qu’une seule fois. Tout le bien que je puis faire, toute l’aide que je puis apporter à qui que ce soit, c’est maintenant, sans attendre ni négligence, car je ne repasserai pas ici. »

 

Nous connaissons tous nos besoins dit primaires : manger, boire, dormir, se sentir en sécurité… et savons aussi comment les satisfaire de manière assez autonome. Mais il y a un besoin que l’on oublie souvent, que l’on néglige d’apporter aux autres et qui pourtant est aussi important que les premiers… C’est ce que Freud appelle « le désir d’être reconnu ». Le principe le plus profond de la nature humaine, c’est la soif d’être apprécié.

Ce désir d’être important n’existe pas chez les animaux.

C’est ce besoin d’importance qui conduisit un pauvre petit commis sans instruction à étudier des livres de droit qu’il avait découvert au fond d’une caisse achetée dans une brocante pour cinquante cents. Ce petit commis s’appelait Lincoln. C’est le désir d’être grand qui inspira à Dickens l’idée d’écrire des livres immortels… qui poussa Rockfeller à amasser des millions…

Dites-moi comment vous comblez votre besoin d’importance, je vous dirai qui vous êtes ! Cela détermine votre personnalité. C’est ce qui vous caractérise le mieux.

Maintenant, songez aux effets fabuleux que nous pouvons procurer en reconnaissant à notre niveau, ceux qui nous entoure…

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Éloge de la colère

Une émotion donne une information pour entreprendre une action qui va combler un besoin. C’est une énergie en mouvement. L’émotion passe par le corps et donne une information sur soi. Elle est déclenchée par un stimulus perçu consciemment ou non.

Il existe cinq émotions principales : la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la joie. Chacune a un rôle distinct, une raison d’être et de se manifester à nous. Les émotions ont pourtant souvent mauvaise presse. Elles nous envahissent sans crier gare, nous font perdre nos moyens, ne doivent pas être exprimées en public… et pourtant, elles sont essentielles à notre bon fonctionnement et sont des signaux efficaces pour mener à bien nos envies. L’émotion, de l’ancien français, « motion« , signifie « mettre en mouvement », à la manière d’un film.

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