Rembobine

C’est une belle phase que je vis aujourd’hui. Je suis en compost. J’aime bien cette image. Du compost renaît une terre enrichie qui permet une plus belle récolte encore.

J’écris aujourd’hui sans connaître la fin de l’histoire. Alors vous parler depuis le fond de mon lit, c’est oser prendre la parole quand ça va mal, c’est me permettre d’avancer, un pas à la fois. J’ai des choses à apprendre, comprendre, transcender ; et plus encore, j’apprends à accepter le chaos, ne pas essayer de le contrôler à tout prix et être à l’écoute.

Je n’ai pas écrit depuis juin dernier, sans trop de raison, l’envie n’y était plus… C’était déjà là, je le sais aujourd’hui. Ce printemps a été plein de défis, l’été fut sans repos et l’automne m’a vue sombrer. Il en est ainsi de certaines années.

Un énième changement au travail, un nouvel espoir de maternité qui échoue. C’était l’été.

Et je me suis effondrée. Burn-out. Dépression. Psy. Anti-dépresseur. Assurance. Paperasse. Larmes. Fatigue. Déni. Acceptation. C’est mon automne.

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Donner du sens #brown-out

 

Les bâtisseurs de cathédrales

 

Un bourgeois de la ville de Strasbourg avait l’habitude de se lever de bon matin pour voir comment avançaient les travaux de la cathédrale. Chaque matin, il apercevait trois tailleurs de pierre. Le premier tailleur de pierre, assis sur un banc, travaillait mécaniquement, les yeux dans le vide, quand le bourgeois lui demande ce qu’il était en train de faire, l’autre lui répondit, l’air un peu ahuri : « Et bien, tu ne vois pas? Je taille une pierre pour nourrir ma famille. « 

Non loin de là, un second tailleur de pierre effectuait le même travail, avec les mêmes outils et la même technique, mais de façon un peu plus concentrée et plus méthodique. Quand le bourgeois de Strasbourg lui demanda ce qu’il était en train de faire, il expliqua posément qu’il taillait une pierre pour construire un mur. L’argent lui permettrait de s’acheter une boutique.

Quelques mètres plus loin, un troisième tailleur de pierre travaillait consciencieusement sa matière première avec un respect quasi religieux. Il avait exactement les mêmes outils et la même technique, mais une intense concentration, beaucoup plus que les deux autres tailleurs de pierre. Ce qui le rendait différent, c’est la délicatesse avec laquelle il taillait sa pierre comme s’il s’agissait d’un diamant. Et quand le bourgeois demanda ce qu’il était en train de faire, il répondit dans un large sourire : « Je suis en train de construire une cathédrale. »

S’avançant encore de quelques pas, notre passant, de plus en plus intéressé s’approcha du maître d’œuvre qui lissait une pierre de sa main et le questionna sur ce qu’il était en train de faire. Celui-ci lui répondit, le regard plein de lumière : « Je construis une œuvre qui mettra l’homme plus près de Dieu! ».

Anonyme

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