Éloge de la colère

Une émotion donne une information pour entreprendre une action qui va combler un besoin. C’est une énergie en mouvement. L’émotion passe par le corps et donne une information sur soi. Elle est déclenchée par un stimulus perçu consciemment ou non.

Il existe cinq émotions principales : la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la joie. Chacune a un rôle distinct, une raison d’être et de se manifester à nous. Les émotions ont pourtant souvent mauvaise presse. Elles nous envahissent sans crier gare, nous font perdre nos moyens, ne doivent pas être exprimées en public… et pourtant, elles sont essentielles à notre bon fonctionnement et sont des signaux efficaces pour mener à bien nos envies. L’émotion, de l’ancien français, « motion« , signifie « mettre en mouvement », à la manière d’un film.

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Mon petit théâtre mental

 

Malgré notre désir de réaliser nos rêves, d’oser quelque chose de fou, il y a parfois un élément qui nous en empêche _ un blocage. Nous avons tous nos dialogues internes, notre perception de la réalité, nos vérités.

Avez-vous déjà eu des pensées qui vous rappellent vos soi-disant limites quand vous aviez justement pris la décision de vous lancer? Vous remémorez-vous vos échecs, vos ratés, vos erreurs quand vous auriez eu besoin d’une bonne tape dans le dos pour vous encourager? Ce sont vos petites voix, celles qui commentent chaque faits et gestes de votre quotidien, tel un commentateur télé devant un match de soccer. Et je suis prête à parier qu’elles parlent forts ces voix, qu’elles insistent, qu’elles appuient exactement là où ça fait mal et qu’alors votre esprit s’embrouille et, vous figez.

 

  1. Vous êtes normal (Ouf!)
  2. Vous n’êtes pas seul (re-Ouf!)
  3. On va s’en occuper !

 

Nous allons donner vie à ces voix intérieures négatives qui nous empêchent trop souvent d’avancer. Comment ? En créant des personnages et en les regardant jouer leur petit théâtre. Grâce à cet exercice, vous établirez une distance saine entre vous et vos pensées négatives. Vous pourrez poursuivre votre travail, le cœur et la tête plus libres.

D’abord il faut prendre conscience de ces voix intérieures. Elles sont combien, elles sont comment, elles ont l’air de quoi, elles ont quels caractères, quelles habitudes, quelles manies et mots habituels, elles arrivent quand…

 

MON PETIT THÉÂTRE

Laissez-moi vous partager mon petit théâtre mental pour vous inspirer à écrire le vôtre. Sortez le pop-corn, installez-vous confortablement. Bon film !

Lorsque je traverse une zone de doute, de crainte, d’épuisement, cinq personnages entrent en scène au moment où je suis le plus vulnérable. Ils connaissent leurs répliques par cœur, ils sont véritablement excellents _ normal, ils rejouent une pièce trop souvent répétée!

C’est d’abord Dame Mature qui vient me rejoindre. Elle débarque quand je suis en plein pique de créativité, quand je m’amuse sans réserve, quand je lâche totalement prise. Elle approche calmement, fait le tour des lieux, observe, attend que je la remarque puis me lance tranquillement, sans sourcilier, la voix posée : mais tu as quel âge Marina pour faire ça ? Et bam, dans les dents ! Dame Mature me rappelle à l’ordre, fini de s’amuser, il fallait le faire quand tu étais enfant, là ce n’est plus le temps.

Elle ne me fait pas peur, elle m’agace, elle me fait ch*** ! Et en guise de réponse, je revendique de plus belle mon envie de m’amuser et mon besoin de partager cette joie autour de moi. Je me construis contre elle. Finalement elle m’aide dans mon cheminement, et l’acceptation de qui je suis, qui je veux être et devenir. Allez la rabat-joie, je ne t’en veux pas !

C’est ensuite que cela se corse, avec l’entrée en scène de Miss Sceptique. Contrôlante et cassante, elle tente tout pour me faire croire que cela ne sert à rien, que je perds mon temps à m’investir dans ces activités non productives. Elle est capable de me scier les jambes avec ses répliques cinglantes. Bref, on n’est pas amie. Mais avec le temps et le recul, j’ai compris que le désir premier de Miss Sceptique était de me protéger afin que je ne me fasse pas mal, que j’évite le danger et sois mieux préparée à la critique.

Ça c’est quand sa sœur jumelle, la Méfiance ne rapplique pas aussitôt _ fait assez rare puisqu’elles sont tout le temps fourré ensemble ces deux-là ! Quand Miss Sceptique lance sur un ton acerbe : ça sert à quoi de faire ça ? Sa sœur réplique aussitôt par un, qu’est-ce que les gens vont dire de toi ? Ce duo-là est infernal. L’équivalent de Flotsam et Jetsam, les anguilles électriques au service d’Ursula dans le film La Petite Sirène.

Lorsque ces deux-là déversent leur fiel, la fille décoiffée, aux cheveux emmêlés et à l’air renfrogné apparait et me met au défi : ben vas-y, essaye de le faire si t’es cap! C’est le personnage le plus célèbre de ma vie : j’ai nommé Lady provoc’. Elle guette le moindre défi, challenge, se nourrit de pari et ne se réalise que dans les missions et projets hasardeux. Sous ses cheveux en fouillis, son tatouage n’attend que l’occasion de se montrer pour remettre en place ceux qui ce serait permis de la trouver gentillement sage. Elle, me fait sauter dans le vide, me tend la clope et le verre de vin quand c’est le temps de faire le point. Sa façon de m’aimer est de s’assurer que je ne regrette rien, que j’ose vivre tout ce qui m’est donné à un rythme effréné, mieux vaut être préparé.

Et quand cette dernière s’en va, une jeune fille timide se met à gémir et pleurniche : j’y arriverai pas…  C’est Mini moi qui fait pitié tellement elle est perdue et a soudain peur de tout. Elle ne se sent pas en sécurité, elle est paumée. Perdue! Le Ma de Marina, elle ne possède plus rien. Fini aussi le Ri(re) de Marina, elle n’en a plus l’envie. Ce dernier personnage s’aplatit devant moi, elle se dégonfle, se traine et me déconnecte de mon inspiration, de ma folie ; elle m’empêche d’avancer pour retrouver rapidement sa tranquillité.

 

LA GAMME DES ÉMOTIONS

Une fois passée toute la gamme des émotions, croire que cette pièce de théâtre correspond à la réalité est absurde. Avec un peu de recul, on ne peut qu’en rire. À partir du moment où j’ai découvert que je pouvais aller m’asseoir dans la salle profiter du film et le regarder se dérouler sans y jouer de rôle, j’ai trouvé le recul nécessaire pour avancer à pas sûre vers ce qui me tient à cœur d’accomplir et de réaliser.

Il est important de garder à l’esprit que les opinions négatives de nos censeurs ne sont pas la vérité. Cela exige de l’entrainement pour apprendre à échapper à ces derniers. Il suffit de voir ces rôles comme de petits personnages tannants et touchants à la fois.

Je les aime ces personnages, même s’ils me rendent dingue parfois! Je les connais bien, je les reconnais. Je peux continuer ce que je faisais sans me laisser perturber par eux. Quand l’un d’eux tient vraiment à me réciter son texte et se fait insistant, plutôt que de le nier je lui donne la place de s’exprimer et je l’écoute. Pourquoi est-il en alerte, qu’est-ce qui se rejoue en moi en ce moment, comment puis-je passer au-dessus ?

 

LA MÉTHODE

Et vous, qui sont vos censeurs, vos rabat-joie, vos contrôleurs de bonheur? Pour les reconnaitre, il existe plusieurs techniques :

– vous pouvez les dessiner :

dessins

– vous pouvez aussi les reconnaitre dans les personnages de dessin animé, de films ou de livres

– ou encore les découper dans les magazines :

collage

 

Essayez, c’est épatant de découvrir ce que l’on sait déjà au fond de soi. Vous serez surpris de savoir rapidement les identifier.

 

Sources :

  • Créer le meilleur de soi, Manon Lavoie
  • Libérez votre créativité, Julia Cameron

Je-me-fous-la-paix

 

« Quelle conne je suis, quelle conne je suis ! ».

C’était hier, dans le métro. Une femme qui, plongée dans ses pensées, venait de manquer sa station, s’est exclamée à haute voix ce que nous  nous murmurons à longueur de journée, à la manière d’un mantra _ avec des variantes : « Ce n’est pas fait pour moi » ; « Je ne suis pas à la hauteur » ; « Je ne suis nul(le) » ; Je ne suis pas fichu(e) de… » et  j’en passe.

 

MON JUGE INTÉRIEUR

Nous sommes notre pire juge. Une petite voix insidieuse en nous, dont nous ne nous rendons même plus compte, commente en permanence chacune de nos actions, chacune des nos pensées, avec une sévérité dont nous serions incapables envers n’importe quelle autre personne. Avec un acharnement qui ne tient plus de la critique, mais du harcèlement. La force de l’habitude aidant, nous ne prêtons plus attention cette voix, mais elle est là, bien présente, en train de nous taper sur les doigts, de nous martyriser, de nous mimer.

Des recherches ont établi que l’individu moyen, se parle environ cinquante mille fois par jour. Ce dialogue interne nous concerne presque toujours, et selon les chercheurs en psychologie, il est négatif quatre-vingt pour cent du temps.

Ces études nous révèlent que ces pensées ont une très grande influence sur notre vie. Elles affectent notre attitude, altèrent notre santé et influencent notre désir d’agir. Nos pensées négatives ont un effet déterminant sur notre comportement. Elles provoquent le bégaiement, nous font renverser des objets, oublier nos répliques, transpirer abondamment ou respirer avec difficulté. Elles nous inspirent aussi la peur et, dans des cas extrêmes, elles peuvent causer la paralysie.

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La mode s’achète, le style se possède – 2ieme partie

Reprenons notre lecture là où nous nous étions quittés, maintenant que vous savez tout sur l’art de décorer votre maison, poursuivons la lecture du livre de Dominique Loreau:  L’art de la simplité.

La jeune femme aborde cette fois le jolie sujet de l’ALLURE et nous donne le goût de réviser la notre…d’allure! Mais d’ailleurs, ça veut dire quoi, « avoir de l’allure »?! Spontanément, ce mot m’évoque les photos de mes grands-mères, leurs longues jupes plissées et blouses assorties, leurs chapeaux et mise en plis impeccables. À l’époque, il était impensable de sortir sans une touche de « Rimmel » et de rouge aux lèvres!

 

 L’ALLURE

« Quand une femme se sent parfaitement bien habillée, elle peut oublier cet aspect d’elle-même. C’est ce qu’on appelle le charme. Et plus vous parvenez à vous oublier, plus vous avez de charme », Francis Scott Fitzgerald, Tendre est la nuit.

 

Le style, c’est ce qui habille la pensée. Un style personnel sait dire non aux excentricités de la mode. Il marie ce que vous portez et ce que vous êtes.8d7f8cb088be1c680bd6d77d8e57be15

La mode change, le style reste. La mode est un spectacle, le style est le tenant de la simplicité, de la beauté et de l’élégance. La mode s’achète, le style se possède.Plus une femme vieillit, plus elle devrait épurer son style.

On dit que les femmes qui portent du noir ont une vie colorée. D’après le grand couturier Yohji Yamamoto, le blanc et le noir à eux seuls offrent tout! Ils ont la beauté absolue et nous permettent d’aller à l’essentiel. Une garde-robe sobre et classique rend aisée le choix de sa tenue dès le matin, évitant d’avoir régulièrement la corvée de trier et éliminer les vêtements non portés.

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Semez des graines de projets… Malene Rydhal

J’ai découvert Malene Rydhal dans un article paru sur le site Oneminuteproject dont le titre avait attiré mon attention : « Semez des graines de projets ». Sensible aux mots, je ne suis pas restée insensible et me suis empressée de lire l’interview qui m’a donnée le goût d’en savoir plus sur cette ambassadrice du bonheur en découvrant son livre, Heureux comme un Danois.

J’ai appris…PLEIN de choses sur la vie au Danemark, les habitudes des Danois, leur culture et j’ai adoré les anecdotes semées ici et là par l’auteure.

Petit « medley » de mes passages préférés…

 

 

  1. LA CONFIANCE _ Je ne crains pas mon prochain

Au Danemark, personne ne tient les stands de fruits et légumes au bord des routes, personne ne les surveille. Sur chacune des tables se trouve un petit pot où l’on doit laisser l’argent pour les produits achetés. Les producteurs ont même la courtoisie de laisser quelques pièces pour que les clients puissent se rendre la monnaie eux-mêmes. Personne ne songe à tricher ou voler un bien à un autre.

Autre exemple à Copenhague,  les cafés sont réputés pour les nombreuses poussettes que les jeunes mères en congé maternité laissent dehors afin de discuter entre copine. Cela étonne très souvent mais au Danemark, on laisse les bébés devant les restaurants et café pendant que l’on discute à l’intérieur. D’un côté personne ne les surveille, et d’un autre côté tout le monde les surveille car, encore une fois, on se fait confiance.

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