Mon petit théâtre mental

 

Malgré notre désir de réaliser nos rêves, d’oser quelque chose de fou, il y a parfois un élément qui nous en empêche _ un blocage. Nous avons tous nos dialogues internes, notre perception de la réalité, nos vérités.

Avez-vous déjà eu des pensées qui vous rappellent vos soi-disant limites quand vous aviez justement pris la décision de vous lancer? Vous remémorez-vous vos échecs, vos ratés, vos erreurs quand vous auriez eu besoin d’une bonne tape dans le dos pour vous encourager? Ce sont vos petites voix, celles qui commentent chaque faits et gestes de votre quotidien, tel un commentateur télé devant un match de soccer. Et je suis prête à parier qu’elles parlent forts ces voix, qu’elles insistent, qu’elles appuient exactement là où ça fait mal et qu’alors votre esprit s’embrouille et, vous figez.

 

  1. Vous êtes normal (Ouf!)
  2. Vous n’êtes pas seul (re-Ouf!)
  3. On va s’en occuper !

 

Nous allons donner vie à ces voix intérieures négatives qui nous empêchent trop souvent d’avancer. Comment ? En créant des personnages et en les regardant jouer leur petit théâtre. Grâce à cet exercice, vous établirez une distance saine entre vous et vos pensées négatives. Vous pourrez poursuivre votre travail, le cœur et la tête plus libres.

D’abord il faut prendre conscience de ces voix intérieures. Elles sont combien, elles sont comment, elles ont l’air de quoi, elles ont quels caractères, quelles habitudes, quelles manies et mots habituels, elles arrivent quand…

 

MON PETIT THÉÂTRE

Laissez-moi vous partager mon petit théâtre mental pour vous inspirer à écrire le vôtre. Sortez le pop-corn, installez-vous confortablement. Bon film !

Lorsque je traverse une zone de doute, de crainte, d’épuisement, cinq personnages entrent en scène au moment où je suis le plus vulnérable. Ils connaissent leurs répliques par cœur, ils sont véritablement excellents _ normal, ils rejouent une pièce trop souvent répétée!

C’est d’abord Dame Mature qui vient me rejoindre. Elle débarque quand je suis en plein pique de créativité, quand je m’amuse sans réserve, quand je lâche totalement prise. Elle approche calmement, fait le tour des lieux, observe, attend que je la remarque puis me lance tranquillement, sans sourcilier, la voix posée : mais tu as quel âge Marina pour faire ça ? Et bam, dans les dents ! Dame Mature me rappelle à l’ordre, fini de s’amuser, il fallait le faire quand tu étais enfant, là ce n’est plus le temps.

Elle ne me fait pas peur, elle m’agace, elle me fait ch*** ! Et en guise de réponse, je revendique de plus belle mon envie de m’amuser et mon besoin de partager cette joie autour de moi. Je me construis contre elle. Finalement elle m’aide dans mon cheminement, et l’acceptation de qui je suis, qui je veux être et devenir. Allez la rabat-joie, je ne t’en veux pas !

C’est ensuite que cela se corse, avec l’entrée en scène de Miss Sceptique. Contrôlante et cassante, elle tente tout pour me faire croire que cela ne sert à rien, que je perds mon temps à m’investir dans ces activités non productives. Elle est capable de me scier les jambes avec ses répliques cinglantes. Bref, on n’est pas amie. Mais avec le temps et le recul, j’ai compris que le désir premier de Miss Sceptique était de me protéger afin que je ne me fasse pas mal, que j’évite le danger et sois mieux préparée à la critique.

Ça c’est quand sa sœur jumelle, la Méfiance ne rapplique pas aussitôt _ fait assez rare puisqu’elles sont tout le temps fourré ensemble ces deux-là ! Quand Miss Sceptique lance sur un ton acerbe : ça sert à quoi de faire ça ? Sa sœur réplique aussitôt par un, qu’est-ce que les gens vont dire de toi ? Ce duo-là est infernal. L’équivalent de Flotsam et Jetsam, les anguilles électriques au service d’Ursula dans le film La Petite Sirène.

Lorsque ces deux-là déversent leur fiel, la fille décoiffée, aux cheveux emmêlés et à l’air renfrogné apparait et me met au défi : ben vas-y, essaye de le faire si t’es cap! C’est le personnage le plus célèbre de ma vie : j’ai nommé Lady provoc’. Elle guette le moindre défi, challenge, se nourrit de pari et ne se réalise que dans les missions et projets hasardeux. Sous ses cheveux en fouillis, son tatouage n’attend que l’occasion de se montrer pour remettre en place ceux qui ce serait permis de la trouver gentillement sage. Elle, me fait sauter dans le vide, me tend la clope et le verre de vin quand c’est le temps de faire le point. Sa façon de m’aimer est de s’assurer que je ne regrette rien, que j’ose vivre tout ce qui m’est donné à un rythme effréné, mieux vaut être préparé.

Et quand cette dernière s’en va, une jeune fille timide se met à gémir et pleurniche : j’y arriverai pas…  C’est Mini moi qui fait pitié tellement elle est perdue et a soudain peur de tout. Elle ne se sent pas en sécurité, elle est paumée. Perdue! Le Ma de Marina, elle ne possède plus rien. Fini aussi le Ri(re) de Marina, elle n’en a plus l’envie. Ce dernier personnage s’aplatit devant moi, elle se dégonfle, se traine et me déconnecte de mon inspiration, de ma folie ; elle m’empêche d’avancer pour retrouver rapidement sa tranquillité.

 

LA GAMME DES ÉMOTIONS

Une fois passée toute la gamme des émotions, croire que cette pièce de théâtre correspond à la réalité est absurde. Avec un peu de recul, on ne peut qu’en rire. À partir du moment où j’ai découvert que je pouvais aller m’asseoir dans la salle profiter du film et le regarder se dérouler sans y jouer de rôle, j’ai trouvé le recul nécessaire pour avancer à pas sûre vers ce qui me tient à cœur d’accomplir et de réaliser.

Il est important de garder à l’esprit que les opinions négatives de nos censeurs ne sont pas la vérité. Cela exige de l’entrainement pour apprendre à échapper à ces derniers. Il suffit de voir ces rôles comme de petits personnages tannants et touchants à la fois.

Je les aime ces personnages, même s’ils me rendent dingue parfois! Je les connais bien, je les reconnais. Je peux continuer ce que je faisais sans me laisser perturber par eux. Quand l’un d’eux tient vraiment à me réciter son texte et se fait insistant, plutôt que de le nier je lui donne la place de s’exprimer et je l’écoute. Pourquoi est-il en alerte, qu’est-ce qui se rejoue en moi en ce moment, comment puis-je passer au-dessus ?

 

LA MÉTHODE

Et vous, qui sont vos censeurs, vos rabat-joie, vos contrôleurs de bonheur? Pour les reconnaitre, il existe plusieurs techniques :

– vous pouvez les dessiner :

dessins

– vous pouvez aussi les reconnaitre dans les personnages de dessin animé, de films ou de livres

– ou encore les découper dans les magazines :

collage

 

Essayez, c’est épatant de découvrir ce que l’on sait déjà au fond de soi. Vous serez surpris de savoir rapidement les identifier.

 

Sources :

  • Créer le meilleur de soi, Manon Lavoie
  • Libérez votre créativité, Julia Cameron

Le monde est tel que vous le pensez

L’esprit d’Aloha fait référence à l’attitude bienveillante et amicale pour laquelle les îles de Hawaii sont si connues. En Hawaiien, Aloha veut dire beaucoup plus que seulement « bonjour » ou « au revoir » ou « amour ». Sa signification plus profonde est le partage (alo) dans la joie (oha) de l’énergie de la vie (ha) dans le présent (alo).

La traduction qui se rapproche le plus de la vraie signification d’Aloha pourrait être celle du film Avatar : « Je te vois » ce qui signifie « Je reconnais ta présence, ton unicité et ta valeur ».

Saviez-vous que le baiser hawaïen se pratique front contre front? Il s’agit d’un baiser d’âme à âme.

 

La Huna correspond à la pensée hawaïenne, elle comprend sept principes :

  1. IKE : Le monde est tel que vous le pensez
  2. KALA : Il n’y a pas de limites
  3. MAKIA : L’énergie suit l’attention
  4. MANAWA : Le moment du pouvoir est maintenant
  5. ALOHA : Aimer, c’est être heureux
  6. MANA : Tout pouvoir vient de l’intérieur
  7. PONO : L’efficacité est la mesure de la vérité

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Les 7 clés de la libération intérieure

S’exprimer: ce que l’on réprime, s’imprime

Dédramatiser: ce à quoi l’on résiste, persiste

S’enraciner: ce que l’on fuit, nous poursuit

Lâcher prise: ce qui nous affecte, nous infecte

Se responsabiliser: ce à quoi l’on fait face, s’efface

S’unifier: ce que l’on visualise, se matérialise

Rayonner: ce que l’on bénit, nous ravit!

 

Vous êtes celui que vous avez attendu.

Be YOU! Soyez VOUS

Ce n’est pas toujours confortable, au début, mais c’est toujours gagnant à la fin.

Marilyn Monroe disait:

« L’imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux. »

 

Appréciez vos tics, et vos habitudes, et vos passions, ainsi que vos peurs et vos folies. Votre relation avec vous-même est la plus importante des relations de votre vie.

Installez-vous dans votre réalité, votre bizarrerie, votre authenticité n’est pas chose facile, mais c’est la façon la plus satisfaisante d’être totalement heureux.

Le sens de votre moi profond qui s.est formé au cours des longues journées d’été de votre enfance, des conversations autour du feu au camping, lors de vos premiers jobs… pourraient ne plus jamais exister si vous les ignorez. Vous risquez d’oublier qui vous êtes vraiment, au plus profond de vous-même.

Comme le dit Gandhi, « Le bonheur c’est lorsque ce que vous pensez, ce que vous dites et ce vous faites sont en harmonie. » Lorsque tout est aligné.

Mais comment retrouver votre moi perdu ?

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L’équation qui tue!

Quand les gens parlent de leur salaire, ils énoncent ce qu’il gagne sur une année. Ce qui sert alors d’élément de comparaison. Neil Pasricha nous propose une nouvelle lecture de ces chiffres, véritable curseur social.

D’abord il prend l’exemple de quelqu’un tout droit sorti de la prestigieuse université Harvard. Soit :

 

Équation

 

Mais une erreur s’est glissée dans cette équation. Personne ne travaille toutes les heures comprises dans une année. Pour être tout à fait juste, il convient de soustraire les vacances, week-end, nuits…

Pour évaluer votre salaire, il faut le ramener au taux horaire _ c’est bien ainsi que notre paye nous est distribué à la fin du mois. Tous les jobs paient à l’heure. Que vous travaillez 40h/semaine, 80h/semaine ou plus de 100h par semaine. Peu importe ce que vous gagnerez à la fin, le numérateur est votre salaire, et le dénominateur le temps que vous travaillez.

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