Petits ajustements = GRANDS changements

Pourquoi beaucoup de gens échouent à changer de comportements, d’habitudes, de travail? Pourquoi ce n’est pas si facile de simplement décider de changer et de s’y tenir?

 

Prenons l’exemple des fameuses résolutions du Nouvel An, truffée de pièges psychologiques qui nous mettent des bâtons dans les roues.

D’abord, les fameuses résolutions sont trop ambitieuses. La mise en place de grands objectifs, comme d’obtenir la meilleure note possible dans tous les examens ou faire du sport trois fois par semaines, constitue en théorie une étape positive, mais ces objectifs ne sont pas conçus de sorte que l’on puisse les atteindre à force d’efforts. Ils reposent sur la réussite immédiate de milliers de changements mineurs et ne nous sont pas fournis avec des instructions à suivre pas à pas pour savoir comment y parvenir.

Les résultats auxquels nous pensons lorsque nous prenons ces grandioses résolutions sont également trop éloignées du présent, de la réalité. On ne peut pas vraiment s’y fier, ni les imaginer concrètement, ce qui nous empêche à peu près complètement de les réaliser au quotidien. Et cette distance colossale qui nous sépare de notre objectif nous fournit pléthore d’occasions d’échouer en chemin – et donc davantage d’occasions de tout laisser tomber. Nous finissons par nous dire que ça ne sert à rien puisque nous avons déjà tout fichu en l’air. Si nous décidons d’un seul coup de nous rendre à la salle de sport trois fois par semaine, nous sommes très susceptibles de ne pas y parvenir la plupart du temps, ce qui sape notre sentiment d’efficacité, notre confiance en nous, notre humeur et notre ténacité.

 

Processus versus résultat

Le fait de se focaliser sur le processus nous encourage à continuer de travailler à rester sur sa lancée, à voir les situations intimidantes comme des opportunités de développement plutôt que comme des menaces d’échec. Les résolutions du Nouvel An sont orientées vers un résultat et nous apparaissent trop souvent davantage comme des menaces que comme des encouragements. À l‘inverse, les coups de coude sont efficaces parce qu’ils ne se concentrent pas sur les résultats, mais sur la manière d’y parvenir.

 

De l’art de voir le négatif en nous

Les grandes résolutions sont également focalisées sur ce qu’il y a de négatif en nous, toutes ces choses dont nous voudrions nous débarrasser, plutôt que sur nos côtés positifs, ces qualités grâce auxquelles nous pourrions mieux faire. Personne n’a envie de penser tous les jours à ce qu’on n’aime pas chez soi. En plus d’être désagréables, cela peut s’avérer démotivant. Tandis que penser à ce qu’il y a de bien en nous et au fait que nous pouvons encore améliorer tout ça nous motive et nous donne envie d’agir.

 

Motivation intrinsèque

Pour finir, les résolutions du Nouvel An peuvent ébranler la motivation intrinsèque _ le désir personnel et intérieur de faire quelque chose _ et la remplacer par des éléments de motivation externes. Des décennies de recherche ont démontré que cela peut se retourner contre nous parce que les sources de motivation extrinsèques (comme l’argent ou l’évitement d’une punition) ne seront pas toujours là. En fait, quand un objectif présuppose de faire quelque chose que nous aimons vraiment faire, ces sources de motivations externes peuvent finir par tuer toutes source de motivation intrinsèques.

 

L’échec de la course à pieds…

Prenons l’exemple de la course à pieds. Qui n’a pas eu l’ambition d’un faire un exercice quotidien, une discipline de vie simple et efficace, à la portée de tous, facile à exécuter quel que soit l’endroit, en direct avec la nature et blablabla… mais si vous partez de rien, il faut pas mal de persévérance pour se motiver à y retourner le jour suivant et passer outre nos premières courbatures. Mais ça, c’est difficile, à accepter. En se focalisant sur le résultat (une fille svelte, tonique et fraîche qui court aux petites heures du matin), on ignore la réalité (une fille coincée dans son legging, essoufflée et en sueur au bout d’une chanson) ; à savoir qu’il y a tout un processus pour le devenir. Au début, on court lentement, il n’y a rien d’agréable, on en vient rapidement à détester la course à pied. Et c’est là qu’est le problème, et non vous qui êtes le problème. Ce qu’il se passe c’est que toutes sources de motivation intrinsèque s’évaporent rapidement parce que les sources de motivation extrinsèques sont trop peu nombreuses et trop lointaines. Concentrée sur des sources de motivation externes et inaccessibles, on se prive de la chance d’identifier et de développer des sources de motivation intrinsèque. Et chaque année, on laisse tomber vers la fin janvier…

 

Essayons quelque chose de nouveau !

Courir une première fois, et si ça nous a plu, y retourner une deuxième fois. Puis courir à son rythme, à sa vitesse sans se comparer aux joggeurs confirmés. Surtout, se connecter avec une motivation intrinsèque, personnelle : courir pendant les vacances, courir pour le plaisir de découvrir un lieu, courir aux premières heures du matin pour profiter du lever du soleil (c’est celle-là ma motivation personnelle). En somme, plutôt que de se focaliser sur ce que l’on ne peut pas faire, il faut focaliser son attention sur ce que l’on aime faire et prendre le contre-pied de ces objectifs qui appartiennent à d’autres.

 

Pourquoi attendre janvier ?!

 

 

 

Source : Montrez-leur qui vous êtes, Amy Cuddy

 

 

S’inventer soi-même

Ce que je veux VRAIMENT… savoir ce que l’on veut faire et devenir qui l’on veut être, c’est assurément un objectif attirant. Mais comment y parvenir?

 

Quand vous sentez-vous le plus libre?

C’est la question que pose le philosophe hollandais Lammert Kamphuis lors de conférence sur le thème de la liberté. La majorité des gens répondent : « Quand je n’ai rien à faire », « En vacances quand je me repose dans un hamac », ou encore « Le soir sur mon canapé, quand j’ai terminé mon travail ». D’autres réponses évoquent plutôt un moment particulier et intense _ celui d’un heureux hasard ou d’un engagement, comme lorsqu’on est en plein travail ou sur scène, ou encore en train d’observer un animal dans la nature, concentré à ne pas faire de bruit. Selon le philosophe britannique Isaiah Berlin, il existe deux sortes de liberté.

  • La liberté négative, qui consiste principalement dans l’absence de certaines choses, comme ne pas avoir d’obligation et ne ressentir aucune pression.
  • La liberté positive, qui survient quand on a fait un choix et que l’on s’y consacre. La liberté positive est un développement personnel : on s’applique à faire quelque chose que l’on veut vraiment.

 

 

S’inventer soi-même

La psychologue sociale Barbara van der Steen explique : « À notre époque, on nous pousse à nous développer au travers de notre carrière et à puiser l’inspiration dans notre travail, dit-elle. Alors que ma grand-mère faisait les mêmes tâches toute l’année : par exemple, battre la crème que mon grand-père allait vendre au marché. Peut-être n’était-elle pas toujours heureuse, mais elle ne se demandait pas tout le temps si elle pouvait faire autre chose de sa vie. Les enfants exerçaient généralement le même métier que leurs parents. Aujourd’hui, nous devons trouver notre propre chemin dans la vie, nous inventer nous-mêmes. Pas seulement en ce qui concerne le travail, mais dans bien d’autres domaines aussi. Cela demande de nouvelles compétences.

 

 

Comment savoir si je fais ce que je veux?

Pour Hannah Cuppen, thérapeute, coach et auteure, la réponse est simple : « Est-ce que cela vous donne de l’énergie ou est-ce que cela vous en prend? Si cela vous en procure, c’est là que sont votre cœur et votre âme. Cela peut sembler simpliste, mais c’est tellement vrai ». Ici l’élément-clé est l’équilibre. Évidemment il y aura toujours un aspect dans notre travail et dans notre vie privée qui nous coûte de l’énergie.

Et s’il n’y avait pas de limite, que feriez-vous?

Que voudriez-vous accomplir si vous disposiez d’une quantité d’argent, de temps et d’espace illimitée et ce, sans pour autant négliger quo que ce soit?

 

Une fois ces rêves énoncés, allez plus loin et considérez-les comme une métaphore :

Qu’y a-t-il derrière ce rêve?

Quel est le désir sous-jacent?

S’agit-il d’être plus utile? De créer du lien avec les gens?

 

Puis une fois le besoin mis à jour, demandez-vous quelle serait la petite chose que vous pourriez faire pour assouvir le désir qui se cache derrière le rêve. Ou en terme PNL, quel serait le PPPP (plus petit pas possible) qui vous rapproche de votre objectif?

 

 

Quelle fausse image de moi-même j’entretiens en permanence?

S’il est si difficile de découvrir ce que nous voulons vraiment, c’est parce que nous sommes conditionnés au fil de notre vie par des choses extérieures, par noter éducation, par l’école, par ce qui est considéré par la société comme important. Cela peut être la Processed with MOLDIVnotion d’un bon métier, la sécurité financière ou même être fort en sport. C’est alors que, sans même nous en rendre compte, les valeurs d’autrui deviennent nos propres valeurs. Cela peut nous empêcher de comprendre ce que nous souhaitons au plus profond de nous.

Prendre conscience de cette fausse image de soi permet de chercher à s’en libérer.

 

 

Qu’est-ce qui nous anime?

Barbara van der Steen propose aussi de faire une liste de ce que nous sommes incapables d’arrêter de faire et une de ce qui ne nous demande aucun effort. « Comment vous comportez-vous lors d’une soirée par exemple? demande-t-elle. Êtes-vous le gentil organisateur? L’oreille attentionnée? Ou celui qui range tout quand la fête est finie? (Et quand on est les trois à la fois…?!).

Trouvez la réponse et vous trouverez probablement votre point fort. Nous avons souvent du mal à identifier nos compétences. Nous avons tendance à penser que tout le monde se préoccupe des autres ou fait facilement la conversation, mais ce n’est pas vrai. Si faire la causette avec des inconnus ne vous pose pas de problème, si vous faire de nouveaux amis vous est facile, c’est un don. Ce qui nous est facile nous montre vers quelle direction nous orienter. Mais parfois ce talent fait tellement partie de nous-mêmes que nous ne le voyons pas.

 

 

Procéder par étape

Il nous arrive aussi d’être agacés à force de s’interroger sur nos désirs. L’écrivain Joseph Campbell, spécialiste des mythologies, dit qu’en Occident nous avons la liberté et l’obligation de découvrir notre vraie destination. « On dirait que nous devons prouver quelque chose, dit Barbara van der Steen. A contrario, le philosophe Alain de Bottom, lui, se demande en quoi cela devrait être une obligation. Nous sommes déjà très certainement quelqu’un. En fait, la frustration naît de la façon dont nous considérons la question, comme s’il s’agissait de tout changer d’un seul coup. Bien sûr, ce n’est pas le cas. Il suffit de procéder par petites étapes, comme appeler un ami ou prendre rendez-vous avec une personne qui fait quelque chose qui vous fascine.

Et surtout, dites-vous que ce que vous pensez aujourd’hui ne trace pas forcément un chemin définitif.

 

 

Prenez rendez-vous avec vous-même

Julia Cameron propose de trouver l’inspiration en faisant ce qu’elle appelle « prendre rendez-vous avec l’artiste qui est en nous ». Cette méthode s’adresse à tous ceux qui cherchent à se découvrir. « Une fois par semaine, prenez le temps de faire quelque chose qui éveille de nouvelles idées : allez au cinéma, jardinez, flâner dans un beau rayon de papeterie… C’est l’expérience qui compte! Vous retournerez chez vous revivifié et inspiré. » Les activités que nous choisissons en disent déjà long sur nous-mêmes. Que recherchez-vous? Plus de beauté, plus de savoir, plus de nature?

 

 

Source: magazine Flow, numéro d’Avril 2018

Histoire animal pas banale!

La PNL (programmation neuro-linguistique) regorge de concepts clés dont les histoires d’animaux sont les meilleures définitions.

Morceaux choisis de mes plus beaux exemples de vies animales:

 

Le lâcher-prise

En Asie du Sud-est on a coutume de piéger les singes en mettant dans une noix de coco évidées ou un panier ayant une petite ouverture, une banane, une orange ou une autre friandise dont les singes raffolent. L’ensemble est solidement arrimé au sol ou dans l’arbre.  Le singe y introduit sa main pour attraper ce qui est à l’intérieur mais ne peut plus la retirer une fois fermée avec son contenu du fait de l’étroitesse dSingee l’ouverture.    Ne voulant pas lâcher ce qu’il a saisi il reste prisonnier et se fait attraper.

Après avoir réfléchi, posez-vous la question:

À quoi restez-vous agrippé?

Qu’elle est votre banane, votre orange ou votre friandise qui vous rend prisonnier et vous empêche de bouger.

 

 

Le pouvoir des croyances

Lorsqu’un dompteur dompte un éléphanteau, il lui accroche une corde à la patte rattachée à un piquet dans le sol. Plus ou moins long, ce fil délimite sa zone de jeu. Durant les premiers jours, l’éléphanteau essaiera de se dégager de ce fil encombrant jusqu’à finalement s’épuiser et accepter ce lien. Elephant

L’éléphanteau vient de comprendre que s’échapper est impossible. Le dompteur retirera le fil et l’éléphant devenu adulte, fort de ses 5 tonnes ne cherchera jamais à s’enfuir…pensant avoir encore un fil à la patte.

Il en est ainsi nos croyances, le fil à notre patte.

Quelles sont les croyances limitantes qui dirigent votre vie ?

 

 

De l’utilité du changement

L’aigle a la plus longue vie de tous les spécimens de son espèce : il peut vivre jusqu’à 70 ans. Mais pour atteindre cet âge, l’aigle doit prendre une difficile décision en atteignant 40 ans :

1 – Ses longues serres devenues trop flexibles ne peuvent plus se saisir de la proie qui lui sert de nourriture.
2 – Son long et pointu bec devient trop coudé.
3 – Ses ailes sont devenues trop lourdes en raison de leurs nombreuses anciennes plumes épaissies, et elles rendent son vol difficile.

Alors, l’aigle fait face à un choix difficile :
Mourir ou passer par un processus douloureux de changement qui durera 150 jours… soit 5 longs mois. Aigle

Ce processus exige que l’aigle vole jusqu’en haut d’une montagne sur son nid. Là, l’aigle va frotter et frapper son bec contre une roche jusqu’à ce qu’elle l’érode. Après cela, il attendra la repousse d’une corne neuve et rigide qui formera un nouveau bec.

Ensuite, il tentera d’arracher et d’user ses serres. Après cela de nouvelles serres se développeront selon un processus de repousse permanente.

Puis encore, l’aigle commencera à plumer ses plumes âgées. Après cela, des plumes neuves plus légères et plus souples repousseront.

Et enfin, après ces cinq mois de douloureuse patience, l’aigle prendra son vol célèbre de renaissance et pourra vivre ses 30 années supplémentaires.

Quel changement devez-vous opérer pour accéder à la vie dont vous rêvez?

 

 

La carte n’est pas le territoire

« La carte n’est pas le territoire » explique sur le ton de la métaphore, que chaque individu se construit sa propre vision du monde, c’est à dire que chaque personne se fait sa propre idée d’un lieu, d’une personne, d’un film, ou de tout autres expériences au travers de ses expériences vécues et de son éducation, qu’elle soit familiale, amicale, amoureuse ou professionnelle. Ce vécu va lui forger sa propre représentation du monde. Il n’existe pas de carte unique du monde, mais autant de cartes, qu’il y a de personnes.

Et s’il ne fallait en retenir qu’une, cette notion me semble la plus importante:

 

 

 

Crédit photo Fanny & Jo on the Road

Je crois que…

C’est l’esprit qui fait le bien ou le mal, qui nous rend heureux ou malheureux, riche ou pauvre. Edmund Spenser

 

Lorsqu’un dompteur dompte un éléphanteau, il lui accroche une corde à la patte rattachée à un piquet dans le sol. Plus ou moins long, ce fil délimite sa zone de jeu. Durant les premiers jours, l’éléphanteau essaiera de se dégager de ce fil encombrant jusqu’à finalement s’épuiser et accepter ce lien.

L’éléphanteau vient de comprendre que s’échapper est impossible. Le dompteur retirera le fil et l’éléphant devenu adulte, fort de ses 5 tonnes ne cherchera jamais à s’enfuir…pensant avoir encore un fil à la patte.

Il en est ainsi nos croyances, le fil à notre patte.

Les croyances agissent comme des balises, comme des points de repères qui donnent du sens à ce que nous voyons, entendons et ressentons. Et nous les validons inconsciemment à travers notre discours et nos attitudes. Nous évaluons les expériences de la vie d’après nos croyances: une personne aura un bon ou un mauvais comportement, une choses sera bonne ou mauvaise. Celles-ci nous permettent d’attribuer une « vérité » à ce que nous vivons. Sans croyance, nous serions perdus et désorientés. Elles nous permettent de répondre à nos incertitudes qu’elles soient quotidiennes ou existentielles.

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Les cicatrices sont des titres de gloire

 

« Tu fais quoi dans la vie?

Je poursuis des émotions, je trébuche dans des regards, je collectionne les cicatrices »

 

 

La marque sur son bras qu’elle s’est faite en s’étalent sur un Rubik’s cube quand elle faisait le poirier sur le canapé. La ligne sur son bidon, souvenir de l’opération qu’il a dû subir pour enlever son appendicite. La petite scarification sur son front, façon Harry Potter : pour un enfant, il n’y a pas de honte à avoir des cicatrices. Les cicatrices signifient que quelque chose s’est passé – et ils veulent en parler.

 

La beauté, ce n’est pas un visage parfait. Ou un état émotionnel parfait. Les cicatrices peuvent rester en surface ou être plus profondes. Les unes et les autres comptent. Elles sont belles toutes les deux, la beauté est le point de grâce entre ce qui fait mal et ce qui guérit. Les cicatrices sont un signe de guérison, et c’est stupéfiant de force.

 

Avoir vécu et avoir des marques qui le prouvent, c’est ça la beauté.

 

Les cicatrices ont des histoires. Elles sont les cartes du passé qui témoignent de notre vie.

 

On peut mettre du temps à guérir. Pas grave. On peut honorer le processus de guérison, de transformation en cette nouvelle version de nous-mêmes. On peut être plus fort d’avoir été brisé et recollé. Cela permet de réorganiser les morceaux, de comprendre ce qui nous convient le mieux. D’être pleinement conscient de la personne que l’on sera. Du héros que l’on est.

 

Les cicatrices sont la carte de ce que vous avez vécu.

Récoltez-les partout où vous le pouvez et racontez votre histoire. Nos cicatrices sont nos titres de gloire. Aimez-les!

 

 

Source:
De la glace au petit dèj’, de Laura Jane Williams